« Cet article est une archive de [Date]. Les informations peuvent ne plus être à jour. »


Lorsque vous commencerez à observer quelques progrès et qu’un raisonnement logique se remettra en place, il vous faudra faire très attention aux risques de rechute possibles.

  • N’arrêtez pas votre traitement médicamenteux sans l’aval de votre médecin
  • Continuez de suivre une thérapie comportementale et cognitive. La pratique des expositions vous permettra de conforter vos acquis et de muscler votre résistance face aux pensées intrusives qui, inévitablement, reviendront toquer à votre porte
  • Si vous vous apercevez qu’un nouvelle obsession pointe le bout de son nez, soyez vigilant et stoppez la immédiatement avant qu’elle ne s’installe.
  • Votre qualité de vie joue aussi beaucoup, notamment en ce qui concerne votre sommeil et votre alimentation. Evitez d’écourter vos nuits de sommeil et mangez équilibré afin de vous donner toute l’énergie nécessaire. Plus vous êtes fatigués moins vous avez envie de faire des efforts. Le stress, la fatigue ou les changements de vie (nouveau travail, déménagement, deuil) sont des terrains fertiles pour le retour des TOC. Restez vigilant lors de ces périodes de transition. Continuez à noter vos succès et les situations que vous parvenez à maîtriser.
  • Ayez une activité  : loisir, sport, cinéma, lecture, shopping, bénévolat. Une activité qui vous plaît et vous permettra de vous occuper l’esprit et de vous motiver. Ceci ne constitue pas un évitement étant donné que vous avez déjà progressé dans votre traitement. Au contraire cela vous motivera et vous redonnera confiance en vos capacités.
  • Continuez à voir votre thérapeute.
  • Continuez les expositions journalières. La thérapie ne s’arrête pas vraiment le jour de la dernière séance. Elle devient une boîte à outils que vous portez sur vous. Considérez les expositions régulières comme un entraînement sportif : plus vous confrontez vos peurs volontairement, moins elles auront de prise sur vous de manière involontaire. En restant assidu et en respectant votre cadre médical, vous transformez vos progrès fragiles en une guérison solide et durable.

Si vous sentez que vous stagnez et que certaines obsessions sont toujours présentes, ne tombez pas dans le piège du découragement. Pour vous aider vous pouvez reprendre votre cahier d’expositions si vous en avez rédigé un, et comparez votre situation actuelle à celle d’il y a trois mois ou plus. Vous vous rendrez compte que vous avez déjà faits d’énormes progrès.

Dans certains cas il ne vous sera pas possible de reprendre votre ancienne activité, sans risquer une rechute certaine. Dans ce cas faites vous aider d’un conseiller d’orientation professionnelle (ANPE, CIO, …) pour vous permettre de faire un plan d’avenir : reprise des études, …

Si vous vous sentez prêts pour reprendre votre travail, voyez avec votre employeur si vous pouvez alléger votre charge de travail, de façon à ne pas être submergé et stressé. Progressivement vous pourrez assumer tout votre emploi du temps.

La rechute n’est pas un échec : Il est primordial de comprendre qu’une reprise des rituels ne signifie pas que vous êtes revenu à la case départ. Le TOC est une maladie chronique qui fonctionne par vagues. La prévention consiste à repérer la « vague » dès qu’elle se forme. Si vous sentez qu’une obsession ancienne refait surface, n’attendez pas d’être submergé : reprenez immédiatement vos exercices d’exposition, même s’ils vous semblent désagréables.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *