Ne sous-estimez pas sa souffrance !! Une personne atteinte de TOCs a souvent une angoisse fluctuante au-cours de la journée, avec parfois des pics qui peuvent survenit très rapidement. Imaginez que vous vous présentez devant un jury pour un examen d’entrée. Bien souvent vous serez angoissés.
Eh bien vous multipliez cette angoisse par dix et vous l’étalez sur l’ensemble de votre journée.
Ce qui est une épreuve ponctuelle pour vous est un état permanent pour elle.

Ne sous-estimez pas ses efforts : Même si vous ne voyez pas de changement spectaculaire, chaque minute passée sans effectuer un rituel est une victoire silencieuse et épuisante. Si votre proche parvient à différer une vérification de seulement cinq minutes, c’est un marathon mental qu’il vient de courir. Félicitez-le pour son courage plutôt que de pointer du doigt ses rechutes.

Le piège de la réassurance : Face à cette souffrance, votre premier réflexe est souvent de rassurer : « Mais non, tu n’as pas écrasé quelqu’un », ou « Je t’assure, la porte est bien fermée ». Bien que partant d’une bonne intention, cela agit comme une drogue de courte durée. En répondant à ses doutes, vous entretenez le cycle du TOC. Apprenez plutôt à dire : « C’est ton TOC qui te pose la question, et je ne veux pas l’alimenter car je t’aime et je veux que tu guérisses. »

L’importance de la patience : Le rétablissement n’est jamais une ligne droite. Il y aura des jours « avec » et des jours « sans ».
Certains matins, le patient sera capable de braver ses peurs, tandis que le soir même, une fatigue accumulée pourra le rendre vulnérable. Ne vous découragez pas ; votre soutien stable est le meilleur ancrage qu’il puisse avoir.

Ne dites jamais « Prends-toi en main », « Fais des efforts », « Secoues-toi un peu ». Ceci est la meilleure façon de culpabiliser une personne atteinte de TOCs, et de voiler tous les petits efforts qu’elle fait au quotidien.  Pour vous ces efforts ne vous semblent peut-être pas énormes, mais ils représentent beaucoup pour le malade, qui y voit une bataille remportée. En prononçant les phrases précédentes, nous niez et anéantissez tous ses efforts.

Les personnes atteintes de TOCs savent que leurs rituels sont absurdes et ont souvent honte de les faire sans pouvoir toutefois s’en empêcher.

Si un de vos proches est atteint de TOCs et que vous remarquez qu’elle a réussit à diminuer ses rituels ( par exemple se laver les mains deux fois de suite au-lieu de trois, ou ne vérifier la poignée de porte que trois fois au-lieu de cinq ), félicitez-la.  Ce sera la meilleure manière de lui montrer que vous reconnaissez son progrès. Puis vous pourrez lui proposez d’essayer, un autre jour ( quand elle sera prête ), de diminuer encore ce rituel, si l’angoisse ne monte pas trop.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *