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Lorsqu’une personne atteinte de TOCs est sous l’emprise d’une obsession, elle exprime des signaux d’alerte par l’intermédiaire de son corps. Savoir reconnaître ces signes peut vous aider à désamorcer la crise d’angoisse. Dans le même temps, cette personne voit que vous êtes attentifs à son état et prêts à l’aider à freiner cette obsession avant qu’elle ne se transforme en une spirale de rituels incontrôlables.

Savoir lire les signaux corporels :

  • Il y a un temps d’arrêt du patient, comme s’il se mettait en « pause », lors d’une situation. Il peut sembler « ailleurs », hésitant. S’il fixe dans le même temps un objet, celui-ci peut être la cause de son trouble. Son obsession vient de commencer, et les pensées s’entrechoquent dans son esprit, l’accaparant totalement.
  • Sa respiration peut s’accélerer, et ses gestes devenir lents et hésitants.
  • Lors d’une forte angoisse, il peut y avoir des tremblements, des sueurs, une agitation du patient.
  • Un repliement sur soi, une envie de s’isoler
  • La personne vous demande de vérifier plusieurs fois une situation, ou vous demande avec insistance si vous avez bien fait telle ou telle chose.

Désamorcer sans brusquer : Dès que vous décelez ces signes, n’attendez pas que la crise éclate. Intervenez avec douceur. Parfois, une simple main posée sur l’épaule ou une question neutre sur un sujet totalement différent peut suffire à créer une « rupture de schéma » et à ramener la personne dans l’instant présent. Il faut avant tout calmer l’angoisse de cette personne : parlez, allez vous promener ensemble, installez-vous dans une pièce calme, … Expliquez-lui que son obsession est infondée et donnez-lui des arguments en ce sens. Proposez-lui ensuite de faire une relaxation.

Vérifiez fréquemment son état, et si cela ne passe pas conseillez-lui d’appeler son thérapeute.

L’aide au freinage : Aider à freiner l’obsession, ce n’est pas lui dire « Arrête d’y penser » (ce qui est impossible), mais l’aider à tolérer l’inconfort. Vous pouvez lui proposer une technique de diversion active :

  • Une marche rapide.
  • Un exercice de respiration guidée.
  • Une tâche manuelle demandant de la concentration.

En agissant ainsi, vous devenez son « régulateur » extérieur le temps que sa propre capacité de régulation reprenne le dessus. Vous ne combattez pas l’idée obsédante avec elle, vous combattez l’incendie émotionnel qu’elle provoque.

Ce que les proches remarquent souvent à ce stade :

Signe PhysiqueSigne Comportemental
Pâleur ou rougeur subiteRecherche soudaine de votre regard (demande d’aide)
Mouvements répétitifsIrritabilité ou impatience inhabituelle
Tension musculaireÉvitement d’un objet ou d’une pièce précise

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